Catalogue Clermont FilmFest16-Sauve qui peut le court métrage, Traces dImages-Google Books Le film a fait sa première nationale à Madagascar, et remporte le Zébu dor documentaire. Sacré Poulain dargent au festival Fespaco, Zanaka, Ainsi parlait Félix est un hommage aux révolutionnaires de la libération de Madagascar. Un témoignage poignant dun jeune de lépoque, révolté à cause de lordre colonial. Ravi de voir son film bien accueilli dans son pays, Lova Nantenaina a tenu à lever un tabou et parler dun tournant dans lhistoire de la Grande Ile. Le Zébu dor panafricain de la catégorie fiction rentre au Rwanda grâce à Icyacha de Clémentine Dusabejambo. Elle raconte lhistoire dun gardon passionné de football, et qui rêve dintégrer léquipe de son quartier. Toutefois, son caractère efféminé le disqualifie. Une facette de la vie dans laquelle beaucoup de personnes se reconnaissent. 10h30-12h30 : Première session de panels Panel 1 : Transnationalisme et Circulation Migratoire Séance Courte est un programme de courts métrages Plus de documentaires dans la petite cinémathèque de Benshi Dougoukolo Konaré, docteur, Université Paris 5 Descartes, Psychologie Clinique et Psychopathologie PCPP. Le cinéma Le Club et la MC2 vous proposent une séance exceptionnelle du film DIVINES de Houda Benyamina. Séance Courte : LE ROI DES DEMONS DU VENT-A BOUT PORTES-FOUTAISES 20Outre ses liens avec la littérature, le court métrage malgache se caractérise également par une écriture engagée et un ancrage au sein dune réalité sociale. Dans une société malgache frappée par un fort taux danalphabétisme, où loralité joue un rôle prépondérant dans la transmission des héritages culturels et de lhistoire nationale, le cinéma est un relais privilégié. Les films véhiculent dailleurs les préoccupations sociales dune population tiraillée entre sa volonté de préserver ses traditions et son désir de sémanciper dune tradition contraignante. Dès les premières productions de courts métrages, les réalisateurs malgaches ont mis en scène des problématiques sociales, avec des thèmes récurrents comme la maladie, la solitude, la pauvreté ou lespoir. Lun des premiers est Richard Claude Ratovoranivo qui tourne en 1971 une fiction de 16 minutes en 16 mm en noir et blanc, intitulée Tranon-kala toile daraignée. Pendant onze minutes, il évoque lhistoire dun condamné à mort qui, juste avant dêtre exécuté, se remémore sa vie. Un an plus tard, Benoît Ramampy signe Laccident, un court métrage en noir et blanc de vingt-huit minutes, tourné en 16 mm avec une équipe malgache entièrement bénévole. Ce film relate la lutte des classes au sein de la société malgache en prenant pour point de départ un fait divers tragique, celui dun accident de la circulation au cours duquel un enfant perd la vie après avoir été percuté par une voiture dont le chauffeur, ivre au moment des faits, ne sera pas inquiété par la police en raison de ses relations avec les autorités locales. Il reçoit le prix du meilleur court métrage au FESPACO. Le réalisateur Laza Razanajatovo signe lui aussi des œuvres très critiques à légard des gouvernements malgaches successifs comme avec Le Marchand de rêves 2007 ou 6h58 2009. Dans ce dernier court métrage de onze minutes, Marc, un vieil homme, survit en fouillant dans les poubelles de la capitale malgache. Sa seule évasion se trouve dans les livres et les cartes postales quil collectionne. Ses trouvailles se faisant de plus en plus rares, il accuse les ordinateurs dêtre des outils détruisant la culture. En vandalisant un cybercafé, il espère que son message sera entendu mais lorsque la police vient larrêter, tous le prennent pour un vieux fou. Laissez-vous transporter par le spectacle sonore de laudio-naturaliste Boris Jollivet qui propose une immersion auditive au coeur des bruits de la nature, en ville et en montagne. 6La première réalisation malgache est lœuvre du président de lassociation des citoyens français dorigine malgache, Philippe Raberojo, et date de 1937. Son docufiction, intitulé Rasalama maritiora voalohany le martyre de Rasalama, célèbre, pendant vingt-deux minutes, la colonisation française à Madagascar, notamment en montrant les constructions et les missions. Ce parti pris en faveur des Français lui assure la projection de son film. Il est diffusé en 1938 dans la capitale malgache. Jusquà la proclamation de lindépendance de Madagascar en 1960, il ny aura plus aucune autre réalisation cinématographique malgache. En effet, les autorités coloniales contrôlent fermement chaque image produite dans le pays. Après lindépendance, la France maintient encore des relations de coopération avec Madagascar, notamment dans le domaine culturel, en offrant des bourses détudes à des Malgaches. Le cinéma est alors en plein essor sur le territoire national avec une programmation quotidienne dans les salles de cinéma du pays. En 1965, le gouvernement malgache, soutenu par lancienne puissance coloniale, décide la création dun Comité du Film Éducatif de la République Malgache afin de produire localement des films éducatifs. Ce comité ne sera véritablement effectif quà partir de 1968 sous le nom de Centre Malgache de Production de Films Éducatifs CMPFE. De jeunes stagiaires malgaches sont envoyés à lORTF à Maisons-Laffitte avant de revenir au pays pour réaliser des courts métrages de sensibilisation et déducation destinés aux populations des zones rurales. Festival de cinéma de Douarnenez, Douarnenez, France Rencontres du Film Court RFC du 19 au 27 avril 2019 Portrait dun wiccan et de son coven, un soir de pleine de lune Du 8 octobre 2010 au 6 novembre 2010 Exposition collective Un numéro vert répond aux questions des Français sur le nouveau coronavirus de 9h à 19h, sept jours sur sept : 0 800 130 000.
4Le premier court métrage de fiction dAfrique continentale francophone est tourné en 1963. Il sagit également de la première fiction africaine. Borom Sarret est un court métrage de 22 minutes signé par le réalisateur sénégalais Ousmane Sembène. À Madagascar, lhistoire du court métrage se décline en plusieurs périodes. Trois ans après la naissance officielle du cinématographe et lannexion de Madagascar par la France, lartiste français Louis Tinayre tourne les premières images animées de Madagascar. Gallieni, gouverneur à Madagascar de 1896 à 1905, encourage en effet le développement du cinéma sur lîle, car, selon lui, il permet daffirmer lautorité des colons grâce à une technologie qualifiée de magique par les populations malgaches. Pour autant, Louis Tinayre nest pas venu à Madagascar pour faire un film mais pour préparer un diorama en vue de lexposition universelle de 1900. Le cinéma nest pour lui quun support mémoriel pour élaborer ses peintures. Il enregistre sur pellicule des scènes de la vie quotidienne dans la capitale malgache, dans les rizières et aux abords des carrières de pierres, car, pendant six mois, il sillonne le pays avec sa femme. Il rapporte huit bobines qui ne seront jamais projetées publiquement. Aujourdhui restaurées, montées et numérisées par le Centre national du cinéma et de limage animée, elles constituent un court métrage composé de plusieurs séquences, sans titre, et dune durée totale dune quinzaine de minutes.