In :, Presses de lUniversité Laval, Québec, 2009 Abonnez vous à nos thèmes et recevez les nouvelles parutions par mail chaque semaine-Introduction et traduction intégrale, in Alexandre S. Pouchkine, Le convive de pierre. La Roussalka, Seuil, Le Don des langues, 1947, p. 5-17
Jünger est un des personnages principaux du roman Nocturne du Chili 2002 de lécrivain hispanophone Roberto Bolaño et figure également dans Les Bienveillantes 2006 de Jonathan Littell-Linsurrection verbale, 84, n 16, décembre 1950, p. 56-58 19Le vicaire débauché est moins concerné par la thématique qui nous occupe, même si le terme polichinelle que lui applique le pasteur concerne ses probables rodomontades, imitées de quelque avantageux modèle. Mais si le snobisme a partie liée avec les rituels sociaux et avec leur pouvoir unificateur et séparateur, une idée qui obsède ce personnage concerne une forme étrange de rites : einen Orden gründen, der mit seinen Riten die Gesellschaft durchflocht wie der Stern den Rubin, wie das Moos den Achat. Cette métaphore se rapporte au pouvoir de la femme : Die Verwandlung des Adepten, seine Einweihung durch die wissende Frau ; et cette initiation saccompagne dun lot contradictoire divresse et de frustration, évoqué dans des termes qui expriment la valeur culturelle bien plus que sentimentale de ce mystère. Teo est le premier intéressé par cette initiation très proche, dans son esprit et ses enjeux, de laventure de la princesse dont sa mère semble avoir suivi les traces. On reste perplexe devant limplication de linitiation amoureuse dans une réflexion sur le pouvoir du rite
-Amorces 46, La Nouvelle Revue Française, n 404, septembre 1986, p. 134-137-Poésies 5 poèmes, Botteghe Oscure, n III, mai 1949, p. 397-400 -La nouvelle et le conte, Bulletin de la Guilde du Livre, n 10, octobre 1950, p. 210-212
Dès lavant-propos de son essai, Jean-Michel Palmier avoue dailleurs que lintérêt quil porte à loeuvre dErnst Jünger suscite chez ses amis les plus proches un sentiment dincrédulité ou de réprobation. Doù sans doute son désir de sexpliquer sur cette dangereuse rencontre. Il en résulte un merveilleux petit livre au ton subjectif, où il nous fait partager la passion de Jünger pour la chasse aux insectes. Féru dentomologie, Palmier est particulièrement sensible à la légende de ce moine de Heisterbach, évoquée par Jünger, qui est irrésistiblement attiré par le chant dun oiseau en qui léternité semble sêtre incarnée. Il le poursuit toute sa vie, darbre en arbre, de colline en colline. Quand il revient à son monastère, il le trouve en ruine : plusieurs siècles se sont écoulés. En relisant les Journaux de Jünger, ainsi que ses récits de voyage, écrit Palmier, jai limpression quil na parcouru le monde que pour observer les insectes, que rien dans sa vie na été aussi important que lémotion ressentie en voyant voler un Morpho guyanais, un ornithoptère malais ou surgir de la mousse lun de ces crabes démeraude et de feu-Miroir du moyen tourisme carnets, La Nouvelle Nouvelle Revue Française, n 45, septembre 1956, p. 563-566-Reportage 7, La Nouvelle Revue Française, n 310, novembre 1978, p. 86-90 Le sens apocalyptique de la Foire de Ramuz, Bulletin des Amis de Ramuz, 24, 2005, pp 67-91. Nicolas Briand : Ce livre a été écrit au début de lannée 1939. À cette époque Friedrich Georg Jünger et Ernst Jünger habitent dans la même maison. Ernst Jünger écrit Sur les falaises de marbre tandis que F.G. Travaille à un essai sur la technique quil termine en juillet 1939. Il envoie son manuscrit à son éditeur de Hambourg, chez qui il a déjà publié plusieurs ouvrages. Le livre est préparé et composé début 1940, mais léditeur avertit lauteur que le texte risque de connaître des problèmes avec la censure. Il ny a aucune attaque directe contre le régime nazi mais des allusions que le bon lecteur doit pouvoir détecter F.G. Jünger accepte de modifier son texte. Deux ans plus tard, il le renvoie corrigé et augmenté. Le livre est alors composé une nouvelle fois mais un bombardement britannique sur Hambourg détruit latelier de la maison dédition. Après cet événement, F.G. Jünger a lidée de proposer son manuscrit à un autre éditeur avec qui il était devenu ami au début des années 40, Vittorio Klostermann. Celui-ci publiera pendant la guerre des textes de F.G. Jünger sur la mythologie grecque. En novembre 1944, le livre est préparé, composé et imprimé à 3000 exemplaires mais un bombardement sur Fribourg frappe lentrepôt qui stockait La perfection de la technique. Seuls quelques exemplaires destinés à lauteur ou au service presse sont sauvés. Le public naura accès à ce texte que lors dune nouvelle édition, toujours chez Klostermann, en 1946. Dautres éditions suivront, avec un texte à chaque fois augmenté, notamment en 1949 et en 1953-La délirante, Paris 1984, 15,5×24,5cm, en feuilles sous chemise et étui-Edition originale de la traduction française, un des 99 exemplaires numérotés sur vergé et justifiés par léditeur. Signatures autographes dErnst Jünger, Orlando Pelayo et de léditeur à la justification du tirage. Notre exemplaire, à linstar des exemplaires du tirage de tête, est bien complet de sa gravure séparée. Agréable exemplaire-FRENCH VERSION FOLLOWS Edition originale de la traduction française, un des 99 exemplaires numérotés sur vergé et justifiés par léditeur. Signatures autographes dErnst Jünger, Orlando Pelayo et de léditeur à la justification du tirage. Notre exemplaire, à linstar des exemplaires du tirage de tête, est bien complet de sa gravure séparée. Agréable exemplaire-Lart de traduire Shakespeare, Ici Londres, n 488, 1957 On ninsistera jamais assez pour dire que les émotions intellectuelles de ces hommes combattifs appartenant au nouveau nationalisme se sont évanouies en silence. Outre le nombre ridiculement faible dabonnés à ces quelques revues, personne ne les remarquait, et nous atteignions un degré élevé dexcitation, quand, par hasard, un grand quotidien de la capitale, évoquait en quelques lignes lune ou lautre production de lun dentre nous 12. Son journal, dont le premier volume Jardins et routes sort dès 1942 en allemand et en français, est un mélange dobservations de la nature, de comptes rendus de ses fréquentations littéraires dans les salons parisiens, dont celui de Florence Gould, et enfin de remarques dune lucidité désabusée sur sa position dofficier en temps de guerre, par lesquelles il souligne la nécessité dun certain retrait dans son monde intérieur : de Paris, 30 juillet 1944. Une ondée me fait passer quelques instants au musée Rodin, que dhabitude je naime guère. Les archéologues dâges futurs retrouveront peut-être ces statues juste sous la couche des tanks et des torpilles aériennes. On se demandera comment de tels objets peuvent être si rapprochés, et on échafaudera des hypothèses subtiles. Nicolas Briand : Pour F G. Jünger, nous ne vivons pas lavènement dhomo deus mais dhomo titanus-Le mouvement dans la peinture. Création picturale et cérébrale, par Marcelle Wahl, Le Nouveau Commerce de la Lecture, n 2, 2e trim. 1972, p. 12-13 La vie de Jünger fut surtout contemplative de 1934 à la guerre. Nous lui devons plusieurs livres immortels, datant de cette période, pendant laquelle il a consolidé son constat : le nationalisme a sa phase héroïque derrière lui. Sans retour. De cette phase de transition il reste sa prédilection pour les structures hiérarchiques, clairement délimitées. En 1982, Jünger reconnaissait :-Boniment Paris 2 poèmes, Seine, n 3, avril 1946, p. 217-Le porte à faux carnets, Minuit, Propositions n 5, 1948 25 octobre, 128 p.